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Les médecins de colonisation


Des acteurs de la santé publique en Algérie

Une courte saynète, parue dans La Voix des Humbles en 1929, commence dans une commune rurale d’Algérie lorsque le caïd local rappelle à la population l’arrivée des « roumis sanitaires [1] », à savoir le médecin de colonisation et la sage-femme – en fait certainement l’infirmière-visiteuse coloniale –, devant lesquels il faudra amener les nourrissons d'un an et les femmes enceintes. Un troisième acteur participe pleinement du travail de soins aux « indigènes », l’auxiliaire médical, dont le cadre a été créé en 1904 en même temps que l’Assistance médicale aux indigènes (AMI). Il est, avec l’infirmière-visiteuse (1926), subordonné au « médecin de colonisation » qui travaille en zone rurale depuis le milieu du XIXe siècle [2]. Quelles sont les tâches assignées au médecin de colonisation et que sait-on de sa pratique ? Les archives conservées à Alger et à Aix-en-Provence, des publications de médecins ainsi que quelques témoignages, rares [3], de la pratique en milieu rural, permettent de retracer à grands traits le fonctionnement de cette profession, que la volonté plus visible, au cours de l’entre-deux-guerres, de la part de l’administration coloniale d’organiser la santé publique dans les campagnes algériennes, fait évoluer.

Le médecin de colonisation : un élément de l’offre médicale dans l’Algérie colonisée

Plusieurs professions de santé travaillent dans l’Algérie colonisée. Sans disposer de données certaines et d’études approfondies les concernant, on peut supposer que ceux appelés avec mépris par les Français « empiriques », soit les praticiens formés à la médecine traditionnelle, hommes (hakims, toubibs) ou femmes (matrones ou qabla-s) demeurent les plus nombreux dans les soins aux populations locales. Ils apparaissent parfois dans les sources françaises, surtout comme des repoussoirs, mais aussi comme des concurrents potentiels aux nouveaux praticiens qui s’installent avec la colonisation. L’autre catégorie de soignants travaillant en Algérie est donc celle formée à la médecine « moderne ». Il s’agit de médecins militaires, arrivés dès 1830 et qui, pendant les décennies de la conquête, vont jouer un rôle majeur dans les campagnes ; de médecins et officiers de santé civils, français et étrangers, qui s’installent rapidement dans les villes au cours des années 1830, tout comme les sages-femmes. Les femmes missionnaires commencent à arriver à partir de 1842 et se voient confier le fonctionnement d’hôpitaux et de dispensaires [4].

Le terme – et la profession – de « médecin de colonisation » commencent à se diffuser à partir de 1845. Il s’agit d’une adaptation des « médecins cantonaux » qui se mettent progressivement en place dans les campagnes françaises selon un modèle inspiré de l’Allemagne. Ces médecins, dont la profession est une première fois organisée par l’arrêté du 21 janvier 1853, sont appelés à travailler dans les « territoires livrés à la colonisation […] divisés en circonscriptions médicales [5] ». Nommés par le ministre de la Guerre, ils « doivent gratuitement les soins et les secours de leur art à toute personne indigente de leur circonscription ». Outre le fait d’avoir la « direction médicale des infirmeries civiles qui se trouvent dans leur circonscription », l’article 9 de l’arrêté de 1853 stipule encore que les médecins de colonisation sont tenus :

de faire des tournées périodiques dans chacun des centres ou groupes de population compris dans leur circonscription ; de tenir au lieu de leur résidence, à jours et heures fixes, un bureau de consultation gratuite pour quiconque s’y présente ; de propager la vaccine ; d’exécuter gratuitement au lieu de leur résidence, à défaut d’un médecin spécial du dispensaire, les visites périodiques auxquelles sont astreintes les filles soumises par mesure de police sanitaire ; de constater les décès dans le lieu de leur résidence ; de fournir à l’administration tous les renseignements et documents statistiques et nosographiques auxquels peuvent donner lieu le service médical et l’hygiène publique dans leur circonscription.

Les textes ne le précisent pas explicitement, mais il s’agit de soigner en priorité les colons ruraux. Associé à un territoire en voie de colonisation, le métier de « médecin de colonisation » est censé disparaître au fur et à mesure des progrès de l’implantation française sur le territoire algérien et de l’installation de médecins libéraux de plus en plus attirés par une clientèle nombreuse et solvable. Même si d’autres médecins s’installent peu à peu dans les villages et les bourgs, le médecin de colonisation demeure en service jusqu’au milieu du XXe siècle. Leur nombre tourne autour d’une centaine, à la fin du XIXe siècle comme dans l’entre-deux-guerres. Une circulaire de 1941 rappelle que l’institution de ce service « a eu pour but de pourvoir aux besoins médicaux des populations où des médecins libres n’auraient pu trouver de moyens d’existence » mais que la situation a changé et que « plusieurs centres attireraient un médecin libre s’il n’y avait la concurrence du médecin de colonisation » [6].

Un concours de recrutement est d’abord organisé, supprimé entre 1907 et le début des années 1920, puis à nouveau en 1928. Tant dans les années 1920 que dans la décennie suivante, le Gouvernement général s’inquiète du nombre de postes qui ne trouvent pas – ou difficilement – de titulaires. En 1934, le recrutement des docteurs en médecine comme médecins de colonisation passe par ces deux voies :

1 Ayant satisfait au concours
2 Sans le concours Pourvus du diplôme ou certificat des instituts de médecine coloniale
Anciens internes des hôpitaux
Sortant de l’école d’application de santé des troupes coloniales ou de la marine
Médecin de l’armée ayant servi au moins 2 ans en Afrique du Nord ou dans les colonies
Pourvus du diplôme d’un institut d’hygiène universitaire français

Médecins rémunérés par la colonie, des dossiers administratifs offrent des aperçus sur les carrières de ces médecins. Sans entrer dans le détail prosopographique, plusieurs profils de carrière se dégagent. Les médecins de colonisation, surtout au XIXe siècle, peuvent avoir été médecins militaires. Une partie vient de métropole, ils exercent quelque temps en Algérie puis repartent, d’autres au contraire s’y installent. Au fil du temps, de plus en plus de médecins de colonisation sont nés en Algérie. Très rares ont été les médecins de colonisation musulmans, encore plus rares ont été les femmes médecins de colonisation – quelques-unes dans l’entre-deux-guerres et après 1945. Une partie de ces praticiens est de passage, une autre peut suffisamment s’implanter pour que l’on puisse les qualifier de « notables », colons ou élus locaux.

2/ Être médecin de campagne

Les contraintes du terrain algérien sont un élément indispensable à la compréhension de la pratique du médecin de colonisation : les circonscriptions médicales sont souvent très étendues et très peuplées [7].

Départements Circonscription Population totale Population « indigène » Population européenne
Oran 29 571 817 522 948 48 889
Alger 26 816 633 794 864 21 769
Constantine 31 932 000 895 727 36 943
Total 86 2 321 129 2 213 530 107 549

Les transports sont longtemps lents et difficiles. Les tournées, jusque dans l’entre-deux-guerres, se font à cheval et, si la voiture commence à pénétrer les campagnes, le manque de routes carrossables ou simplement de pistes praticables toute l’année demeure patent. Le climat, estival et hivernal, contribue aux difficultés du métier. Ces contraintes expliquent que certaines circonscriptions, en fonction de leur taille et de l’organisation des voies de communication sur leur territoire, soient plus ou moins convoitées. Régulièrement, des propositions de révision des territoires concernés par les circonscriptions médicales sont effectuées. Ainsi, la circulaire de 1941 déjà mentionnée souligne qu’en raison « de l’étendue parfois considérable des circonscriptions médicales de colonisation, certaines parties de ces circonscriptions, trop éloignées de la résidence du médecin, se trouvent délaissées et pratiquement privées du secours médical [8] » et s’interroge sur le meilleur moyen de rapprocher le médecin des malades.

La population « indigène » dépasse de beaucoup la population européenne et le faible nombre de médecins s’avère insuffisant pour visiter une population nombreuse et dispersée sur d’immenses territoires. Le début du XXe siècle est cependant marqué par une extension dans les campagnes de la présence médicale encadrée par la colonie. En même temps que, comme dans d’autres colonies, l’Assistance médicale aux indigènes (AMI) se met en place, un corps de médecins auxiliaires [9] – rebaptisés adjoints techniques dans l’entre-deux-guerres – est créé et des « infirmeries indigènes » – plus tard « hôpitaux auxiliaires » – commencent à fonctionner. Ce dispositif est complété en 1926 par la création des infirmières visiteuses coloniales [10]. Les limites de l’encadrement médical sont cependant criantes :

Professions Effectif en 1931
Médecin de colonisation 107
Auxiliaire médical 104
Infirmière-visiteuse coloniale 60 [79 en 1934]

Ces nouveaux personnels ne sont pas médecins et ne peuvent réaliser un certain nombre d’actes, même si la pratique est évidemment différente. Les médecins de colonisation sont donc souvent les seuls médecins sur d’immenses territoires pour soigner la population européenne et de plus en plus la population indigène – les deux pouvant également consulter des soignants traditionnels, même si les sources restent peu bavardes sur ce point. La polyvalence caractérise leur pratique de médecins ruraux. Armand Maurin, médecin lui-même, raconte les tâches effectuées par son père, Jules, médecin de colonisation pendant plus de trente ans à Khenchela :

Il vaccinait les populations. Il veillait à la lutte antipaludique par des distributions gratuites de quinine. En cas d’épidémie de typhus, maladie endémique dans la région, il organisait la quarantaine et l’épouillage des populations. La médecine légale l’obligeait à se déplacer pour pratiquer les autopsies et la qualité de ses rapports lui attirait le respect des juges [11].

Son père ne prétend guère être un savant, mais connaît le métier de praticien :

il reconnaissait avec sûreté les maladies contagieuses courantes et était capable de remettre en place une épaule luxée, de nettoyer une oreille bouchée, d’inciser un tympan, de soigner une conjonctivite, de vider une ascite, de faire un forceps et, au besoin, de pratiquer avec succès un cerclage chirurgical de la rotule. Les Arabes ne payaient pas le prix de la visite. Nous faisions de la propharmacie, c’est-à-dire que nous vendions nous-mêmes les médicaments. Pour les maladies les plus communes, il existait un traitement standard. Les prix calculés étaient adaptés aux possibilités de la clientèle [12].

L’adaptation aux conditions du terrain semble être le maître-mot de cette pratique. Ainsi, quand Jules Maurin effectue des piqûres sur un bord de route, son fils commente en ces termes :

cette façon de procéder soulèverait la réprobation du Conseil de l’ordre et l’indignation des puristes et pourtant, l’expérience m’a montré combien la médecine pratiquée par mon père était merveilleusement adaptée à sa clientèle. Cette médecine, tournée uniquement vers la pratique était simple, bon marché et efficace. De la quinine pour les fiévreux, du biodure de mercure et du novarsenobenzol pour les syphilitiques, un bon collyre pour les ophtalmies, du collargol et du goudron pour les dermatoses, de l’opium pour les condamnés. Il a fallu attendre la grande découverte des antibiotiques pour faire mieux [13].

Aidé par son auxiliaire médical, un certain Bouhidel, la consultation se passe parfois en public.

Toutes portes ouvertes, nous travaillons dans une boutique debout, derrière le comptoir, les malades attendent ensemble, de l’autre côté. Il y a foule et chacun m’explique sa maladie pendant que Bouhidel délivre les médicaments. Le plus souvent, quelques questions précises permettent un diagnostic rapide [14].

Ce type de médecine est certainement celle qui se pratique dans nombre de campagnes françaises encore dans l’entre-deux-guerres. Le contexte algérien diffère cependant par la taille du territoire sur lequel chaque médecin travaille, les différentes populations qui composent la population coloniale ainsi que la situation coloniale qui amène pendant longtemps le médecin de colonisation à privilégier la clientèle européenne, une tendance à mettre en relation avec la dispersion de la population rurale et les difficultés de transports. Les soins à la population indigène cependant vont en s’accroissant à partir de l’entre-deux-guerres.

3/ Une offre et une demande de soins qui évoluent dans l’entre-deux-guerres

La colonie développe à partir du début du XXe siècle plusieurs programmes de santé publique : lutte contre le paludisme, lutte contre le trachome, lutte contre la tuberculose, assistance aux mères et aux nourrissons (1926) [15], surtout centrés sur les populations « indigènes » et dont la réalisation dépend en partie des tournées du médecin de colonisation.

En 1928, le docteur Meinard, président du syndicat professionnel des médecins de colonisation, s’inquiète de ce que « sera la charge pour la colonie lorsque la masse indigène répartie sur un territoire immense sera sensible à nos moyens médicaux et thérapeutiques » et prophétise le jour où « les Européens des centres de colonisation ne seront plus servis par suite du départ journalier du médecin dans les douars » [16]. Ce que redoute ce médecin, pratiquant à Rebeval est, de fait, déjà une réalité : la demande de soins de la part des « indigènes » ruraux va en s’accroissant et les plaintes liées aux refus de soins ou à des soins jugés de faible qualité témoignent de cette exigence accrue. Ainsi, le médecin Lidy passe en conseil de discipline en 1926. Parmi les faits qui lui sont reprochés, le « refus de se transporter dans différents douars de la commune de Tablat même en cas d’épidémie [de variole] » et le refus de se rendre auprès de parturientes lors d’un accouchement difficile « prétextant l’insuffisance des honoraires offerts » [17]. En 1930, une plainte accuse un médecin de ne pas désinfecter les vaccinostyles quand il vaccine les indigènes [18]. En 1936, un groupe de conseillers municipaux et notables indigènes envoie au maire d’Abbo une plainte concernant le médecin de colonisation Eugène Triquera qui, écrivent-ils :

ne soigne et ne touche les indigènes malades qu’à l’aide d’un bâton, il fait des piqûres à des indigènes malheureux en se servant de la même seringue et de la même aiguille, sans passer cette dernière une fois au feu ; ce cas vous a déjà été signalé il y a quelques mois et malgré vos observations, le praticien n’a rien changé [19].

Ces protestations, si elles contestent la manière dont le soin est donné, ne remettent pas en question son bien-fondé [20]. Les plaintes émanent également des populations européennes.

Face à une demande de soins accrue et aux exigences également en hausse formulées par la colonie dans le cadre des programmes de santé publique, les médecins de colonisation présentent leurs propres revendications. La profession se syndicalise en 1918 et fait paraître un bulletin trimestriel à partir de l’année suivante [Bulletin du Syndicat professionnel des médecins de colonisation d’Algérie (1919-1938)]. Leurs revendications sont notamment financières. Meinard se fait le porte-parole de ses collègues estimant une charge de travail peu en accord avec leur rémunération :

Dans combien de postes chez nous la clientèle ne couvre-t-elle seulement pas les frais occasionnés par nos tournées […] : pour avoir la paix, combien d’entre nous font-ils sur le terrain des sacrifices constitués par la perte de leurs honoraires et des médicaments qu’ils ont fournis. La clientèle est bien souvent exigeante, parfois ingrate, toujours absorbante, d’autant plus qu’elle est moins payante. Cette clientèle n’a enrichi personne d’entre nous, car il est facile de contrôler que ceux qui, usés par le métier, ont dû prendre leur retraite, ont été obligés de s’installer librement pour pouvoir honorablement continuer à élever leurs familles [21].

Derrière cette question de la rémunération, il y a celle de la fonctionnarisation : déjà rémunéré par la colonie, le statut du médecin de colonisation demeure dans une certaine ambiguïté que les débats de l’entre-deux-guerres cherchent à éclaircir. De nombreux articles débattent ainsi de rémunération, de position dans le monde médical, scientifique, colonial, autant d’éléments à nouveau d’actualité dans l’Algérie de l’après 1945 confrontée par ailleurs à de nouveaux défis.

Claire Fredj
Communication lors du colloque « La santé en Algérie avant l’indépendance » 15 mars 2017
Texte paru dans Le Lien numéro 68

La rédaction précise que La Voix des Humbles (note 1, p. 33), revue mensuelle d’éducation sociale et corporative, organe de l’Association des instituteurs d’origine indigène d’Algérie, prit de 1922 à 1939 la défense des Indigènes dans tous les secteurs d’activité (voir Le Lien numéro 61, décembre 2012)


Notes :

  1. « Ab Ovo », La Voix des Humbles, numéro 81, 15 novembre 1929, p. 14-18, p. 15.
  2. Le corps des infirmières visiteuses indigènes est créé en 1932 avec un succès mitigé.
  3. Par exemple Jacques Fournier, L’Algérie retrouvée 1929-2014, Bouchène, 2015 ; Marie-Claude Leloup-Colonna, Souvenirs d’une toubiba (1957-1963), L’Harmattan, 2004 ; Jean-Louis Marazzani, La Toubiba : médecin de colonisation dans l’est algérien (1928-1960), Domptin, Carrefour du net, 2009 ; Armand Maurin, Khenchela, La pensée universelle, 1981.
  4. Voir par exemple Claire Fredj, « Une présence hospitalière en territoire colonial : les Filles de la Charité en Algérie (1842-1962) », dans Matthieu Brejon de Lavergnée (dir.), Les Filles de la Charités aux Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Quatre siècles de cornettes (XVIIe – XXe siècle), Paris, Honoré Champion, 2016, p. 447-474 ; idem, « Soigner les populations au Sahara. L’exemple de l’hôpital mixte de Ghardaïa (1895-1910) », Histoire et missions chrétiennes, numéro 22, juin 2012, p. 55-89.
  5. Arrêté portant organisation du service médical de colonisation, 21 janvier 1853.
  6. Archives nationales d’Algérie [Alger, désormais ANA], 17E1/1058, Yves Chatel, Circulaire : Objet : réorganisation du service médical de colonisation, 28 juillet 1941 (minutes).
  7. Émile Collin, Les médecins de colonisation algériens, thèse de médecine, Toulouse, 1896, p. 9.
  8. ANA, 17E1/1058, Yves Chatel, Circulaire portant sur la réorganisation du service médical de colonisation, 28 juillet 1941 (minute).
  9. Hannah-Louise Clark, Doctoring the bled. Medical Auxiliaries and the Administration of rural life in Colonial Algeria, 1905-1954, PhD, Princeton, 2014.
  10. Claire Fredj, « L’administration française et les soins aux “indigènes” : la mise en place de la “triade médicale” dans l’Algérie des années1920 », dans Hassan Elboudrari et Daniel Nordman, Les savoirs de l’administration. Histoire et société au Maghreb du XVIe au XXe siècle, Casablanca, Fondation du roi Abdul Aziz, 2015, p. 119-136.
  11. Armand Maurin, op. cit., p. 62.
  12. Idem.
  13. Ibid., p. 63.
  14. Idem.
  15. Gildas Brégain, « Colonialisme et Handicap : Les aveugles dans l’Algérie coloniale », 20 novembre 2015 (disponible sur http://handipol.hypotheses.org/170 ; Clifford Rosenberg, « The International Politics of Vaccine Testing in Interwar Algiers », American Historical Review, 117/3, juin 2012, p. 671-697 ; Claire Fredj, « Le laboratoire et le bled. L’Institut Pasteur d’Alger et les médecins de colonisation dans la lutte contre le paludisme (1904-1939) », Dynamis, vol. 36, numéro 2016/2, p. 293-316 ; Idem, « Encadrer la naissance dans l'Algérie coloniale : les personnels de santé et l'assistance à la mère et à l'enfant indigènes au début du XXe siècle », Annales de démographie historique, 2011/2, p. 169-203.
  16. ANA, 17E1 1050, Dr Meinard, Rebeval, président du syndicat professionnel des médecins de colonisation, 25 février 1928.
  17. Archives nationales d’Algérie, 17E1 0997, Conseil de discipline de Lidy, PV du 22 décembre 1926.
  18. ANA, 17E1/2185, Conseil de discipline du 17 mai 1930.
  19. ANA, 17E1/2198, Dr. Massonet, chef des services de l’hygiène au préfet d’Alger, 2 mai 1938.
  20. Claire Fredj, « Retrouver le patient colonisé. Les soins aux “indigènes” dans l’Algérie coloniale (fin XIXe s. – années 1930) », Histoire, médecine et santé, numéro 7, 2015, p. 37-50.
  21. ANA, 17E1 1050, Dr Meinard, Rebeval, président du syndicat professionnel des médecins de colonisation, 25 février 1928.

Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons
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