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La terre algérienne d'Edmond Charlot


Peinture d'Etienne Dinet
Toile d'Etienne Dinet
© Wikipedia

Évoquer l'Algérie ou la terre algérienne d'Edmond Charlot résonne d'abord comme une évidence ou un truisme : chacun sait qu'Edmond Charlot y est né, y a grandi, y a fait ses études, a commencé à y travailler et a vécu à Alger plus de cinquante ans ! Et chacun sait combien ses années algériennes, algéroises ont compté pour lui, il suffisait de l'en entendre parler.

Comment alors rendre compte de cet attachement d'Edmond Charlot à la terre algérienne ? À défaut de pouvoir présenter toutes les représentations picturales des paysages d'Algérie et plus spécialement du port d'Alger qu'Edmond Charlot a pu exposer dans les galeries qu'il a animées entre 1936 et 1969 en Algérie, il n'est pas inutile de rappeler que ce fut une thématique que l'on retrouvait souvent et facilement dans les œuvres de la centaine d'artistes qu'il a exposés [1].

La lecture de cet attachement d'Edmond Charlot à la terre algérienne se fait donc plus facilement à travers une analyse des ouvrages qu'il a publiés, et rappelons, pour mémoire, que le nom d'Edmond Charlot est associé, en peinture comme en littérature d'ailleurs, à l'expression générale controversée d’« École d'Alger » avec en ce qui le concerne, et par ordre alphabétique, les noms les plus célèbres de Gabriel Audisio, Edmond Brua, Albert Camus, René-Jean Clot, Claude de Fréminville, Emmanuel Roblès, Jules Roy... Pour certains de ces écrivains, leur carrière littéraire commença chez d'autres éditeurs ; pour tous, elle se poursuivit chez d'autres éditeurs avant ou après la disparition des éditions Charlot. Des études spécifiques sont faites sur certains de ces auteurs dans la série « essais » de la collection « Méditerranée vivante » publiée par Jean-Charles Domens.

1. Septembre noir : 1961

Mais auparavant, faisons un détour en octobre 1961, moins d'un an avant l'indépendance de l'Algérie et au lendemain des deux plasticages que subit la librairie d'Edmond Charlot les 5 et 15 septembre de la même année. Edmond Charlot se trouve interviewé le 7 octobre 1961 pendant deux minutes quarante dans le magazine d'actualité télévisé « Cinq colonnes à la une » qui avait été créé le 9 janvier 1959. Rappelons en passant que parmi les « 3P » fondateurs de cette émission, Pierre Lazareff, Pierre Dumayet et Pierre Desgraupes, ce dernier avait collaboré à la revue L'Arche.

Dans cette période tendue, l'émission était à la recherche d'un « libéral » et pensait en avoir rencontré au moins un, Edmond Charlot lui-même, auquel on ne connaissait pas d'engagement politique militant autre que certaines des publications qu'il avait faites.

Après avoir dit qu'il est « paraît-il » – et la nuance est intéressante – considéré comme un libéral, principale raison des deux plasticages de sa librairie, à la question : « Monsieur Charlot, qu'est-ce que d'être un libéral ? », il répond :

Je ne sais pas, je ne sais pas exactement. Je me suis posé la question souvent. Si être libéral, c'est dire ce que l'on pense, je suis libéral. Voilà. Je pense que dans l'esprit des gens c'est celui qui est à gauche pour les gens de droite, à droite pour les gens de gauche.

Au sein de cette nébuleuse des libéraux qui ne comptait pas moins de onze groupes différents en 1956, selon le témoignage d'Emmanuel Roblès [2], Edmond Charlot devait se sentir à l'aise. À la question suivante : « Pensez-vous que vous serez amené un jour à choisir ? », il répond :

Je ne pense pas. J'ai vécu toujours avec toutes les communautés et très bien. J'ai d'excellents amis qui sont des Européens, d'excellents amis qui sont des musulmans, d'excellents amis qui sont d'origine juive, d'origine espagnole, italienne. Vous savez qu'il y a un ensemble ethnique très important en Algérie. J'ai d'excellents amis partout et je crois que toutes ces communautés peuvent parfaitement vivre ensemble, en conservant ce qui est le propre de leurs caractères spécifiques.

En témoigneraient la variété des artistes de ces différentes communautés qu'il a exposés, comme la diffusion et la fréquentation des écrivains tel Mouloud Feraoun [3]. Cependant, même si le nom de Charlot n'est pas présent explicitement dans le Journal de ce dernier, il y est indirectement question du double plastiquage de sa librairie [4].

À la remarque suivante de l'interviewer : « Vous êtes libéral, par conséquent vous réprouvez les excès commis par les terroristes des deux bords », il répond :

Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Mais je dois dire que je les comprends en grande partie. Les deux communautés se sont trouvées chaque fois devant des situations qui n'étaient pas nettes […]
Je réprouve entièrement la violence, les attentats, les crimes, mais je comprends parfaitement bien que certaines communautés puissent réagir et réagir violemment.
— En somme vous restez solidaire de votre communauté ?
— Mais parfaitement. Je me sens tout à fait solidaire du pied-noir et solidaire du musulman de la rue. Bien sûr. Je suis allé en classe avec eux. Je les connais et je les comprends. Et nous sommes nombreux à les comprendre.

C'est pourquoi, il pouvait répondre ainsi à la toute première question de l'interview, « Pensez-vous rentrer en France ? » :

Absolument pas. L'Algérie est mon pays. J'y suis depuis quatre ou cinq générations. Je crois que mon bisaïeul est venu en 1837 ou quelque chose comme cela. Il n'y a aucune espèce de raison que je quitte mon pays.

C'est finalement tardivement, en décembre 1962, qu'Edmond Charlot quitta l'Algérie. Il le fit après la remise de la Radio aux nouvelles autorités algériennes : c'est là qu'il avait trouvé un refuge pour travailler, ne voulant pas risquer un troisième plasticage s'il recréait sa librairie. Il constata en même temps que les nouvelles conditions d'édition et de librairie ne lui permettaient pas de trouver sa place.

2. L'Algérie : un pays à histoires

Edmond Charlot n'était pas insensible à l'histoire de l'Algérie, à ses évolutions ni au patrimoine culturel qui pouvait y exister. Pour ce faire, il faisait appel à de grands noms, des spécialistes de cette histoire. Même s'il est difficile de savoir si Edmond Charlot y fut pour quelque chose, il n'est pas inutile de rappeler qu'un des derniers titres publié par les éditions portant son nom et qu'il avait envisagé de publier à Alger [5] a pour titre Le Miracle arabe. Écrit par un auteur, Max Vintéjous, qui n'est ni arabisant, ni historien professionnel, ce livre attire l'attention sur la richesse de la civilisation arabe notamment dans le domaine scientifique et il est préfacé par Louis Massignon.

Tipasa, Djemila, ces villes romaines qui faisaient aussi signe vers la Grèce antique et vers la Méditerranée, furent chantées dans des livres édités par Edmond Charlot, mais aussi Constantine, Biskra et d'autres villes d'une autre civilisation. Aucune ne donna lieu à une publication spécifique, même si le vent de Tipasa fut reçu internationalement grâce aux textes de Camus. À quelques pas de là, le Tombeau de la chrétienne manquait d'un guide pour les visiteurs. C'est l'objectif du livre de Robert Dournon qui, parmi les documents pour servir à l'histoire de l'Afrique du Nord, nous donne, en 1946, la correspondance familiale d'un des premiers qui ait exploré ce site, le premier bibliothécaire d'Alger, Adrien Berbrugger. Enfin, pour une période plus récente, c'est aux éditions Edmond Charlot que nous devons la première biographie importante d'une de ces femmes qui ont marqué l'Algérie et plus précisément les rapports entre musulmans et Européens : le livre de Robert Randau – autre figure de la littérature née sur la terre algérienne – qui est consacré à Isabelle Eberhardt (1877-1904) est paru en 1945.

L'attention à la situation politique de l'Algérie et à ses relations avec Paris, ses milieux politiques, est manifeste avant 1950 dans trois ouvrages publiées par Edmond Charlot à Alger d'abord, puis à Paris. C'est un historien, Gabriel Esquer, qui occupa pendant plus de trente ans les fonctions officielles d'archiviste-bibliothécaire du Gouvernement général d'Algérie et de directeur de la Bibliothèque nationale d'Alger, qui, quasiment à chaud, publie un ouvrage documenté sur le débarquement du 8 novembre 1942. C'est un politique, le général Paul Tubert, qui publie deux livres chez Charlot : le premier, en octobre 1944, L'Homme de la rue et la Politique du gouvernement (intervention à l'Assemblée constitutive du 25 juillet 1944) ; tandis que son second livre, qui paraît le 15 mars 1946, après l'enquête officielle dont il avait été chargé à la suite des manifestations de Sétif et Guelma en 1945, porte un titre éloquent, conforme à l'espoir du moment : L'Algérie vivra française et heureuse.

Dans l'« appel aux Algériens » que ce livre contient, le général Tubert déclarait :

Qu'il me soit permis, de cette tribune, de demander à tous mes amis d'Algérie, européens et musulmans, de dominer leurs rivalités, leurs ressentiments et leurs colères ; de chasser les provocateurs et les suborneurs, d'écouter la voix du cœur que ne peut démentir ni l'observation de la religion de leur choix, ni le sens de leur intérêt commun à une confiante collaboration. 

Le texte est publié en mars 1946 !

La situation évoluera dans le sens que l'on sait ! Les éditions Rivages éditeront en 1953 la farce d'Emmanuel Roblès Porfirio mettant en scène une république bananière d'Amérique, qui sera rapidement après sa publication rapprochée, y compris par son auteur et par des commentateurs, de la situation en Algérie [6]. Ce fut, indirectement, un engagement politique autant que culturel d'Edmond Charlot de la publier.

Ces publications signent en quelque sorte Alger, l'Algérie, comme « banlieue des orages » pour reprendre le très beau titre du livre de l'homme de radio Maurice-Robert Bataille (livre illustré par un artiste qui a peint l'Algérie, Sauveur Galliéro et que Charlot exposa).

3. Un patrimoine littéraire à faire connaître

En les rééditant en 1947 à Paris dans la collection « Poésie et Théâtre » du déjà célèbre Albert Camus, Edmond Charlot assurait aux Chants berbères de Kabylie un large public que cet ouvrage n'avait pas totalement trouvé au moment de sa première édition à Tunis. Sa parution en Métropole faisait entrer ainsi la littérature berbère dans la littérature elle-même, la décloisonnant d'un milieu de spécialistes. De même, on ne saurait assez souligner l'importance du livre d’Émile Dermenghem sur les Contes kabyles. Lequel paraît à Alger en septembre 1945, peu avant que les revues algéroises de littérature ne se mettent à publier des contes, par exemple sous la plume de Marguerite Taos Amrouche (dont, par parenthèse, Edmond Charlot éditera le premier roman, déterminant pour sa propre carrière d'écrivaine). Ancien élève de l’École des chartes, Émile Dermenghem, auteur déjà de deux volumes de contes fassis et d'une Vie de Mahomet qui sera rééditée en 1950 par les éditions Charlot, avait succédé début 1942 à Gabriel Esquer comme archiviste-bibliothécaire du Gouvernement général. Ce recueil d'une douzaine de contes accompagné de notes comparatives et de commentaires prend place, chez un éditeur « grand public », dans la lignée des contes kabyles recueillis depuis le milieu du XIXe siècle par le général Hanoteau, le P. Rivière, Auguste Moulièras, René Basset, Ben Sedira... Il est encore cité par les spécialistes des contes berbères.

Faut-il aussi placer sous le signe d'un patrimoine à sauver les trois volumes des œuvres de Musette, qui sont publiés en 1949-1950 ? Auteur certes très controversé, son nom apparaît pourtant au moment de la création du Grand Prix littéraire de l'Algérie dont les éditions Charlot furent plusieurs fois bénéficiaires (1941, Janon repris par Charlot ; 1943, Roblès ; 1944, d'Alcantara ; 1945, Breugnot). Et Musette créa en quelque sorte un style ou une langue d'Afrique du Nord qu'illustreront d'une autre manière les quelques lignes de pataouète que Camus publie et sera prolongé surtout par les ouvrages d'Edmond Brua, grande figure algéroise.

Par les prix obtenus, par les prix qu'il a aussi créés ou contribué à créer, par les auteurs qu'il a publiés, l'Algérie est aussi pour Edmond Charlot une terre de création littéraire (comme elle a été une terre de création artistique), illustrée par cette école dite d'Alger à laquelle il faudrait joindre les Bénisti, Bogliolo, Brua, Celly, Clot, Dupuy, Fouchet, Janon, Lamy...

4. Des lieux ou un lieu central

On pourrait se livrer à un inventaire de tous les lieux d'Algérie présents dans les livres publiés par Edmond Charlot, mais ce ne serait guère significatif. Contentons-nous de signaler les fortes présences d'Oran dans les œuvres de Jean Grenier, Emmanuel Roblès, Claude de Fréminville et Albert Camus, et que les descriptifs donnés de cette ville ne furent pas toujours des plus favorables, attisant sans doute la rivalité entre Oran et Alger. Car pour Edmond Charlot, c'est incontestablement Alger qui emporte la palme et qui court d'un bout à l'autre de son activité éditoriale. Les descriptions, cette fois-ci les plus lyriques d'Alger, sont présentes dès les premières publications par l'évocation, par André Heinzelmann, de l'aérodrome de Maison-Blanche aux éditions de Maurétanie et elles le sont aussi dans deux des trois premiers livres de la collection « Méditerranéennes » : ceux de Jean Grenier et Albert Camus. Mais on retrouverait Alger, comme constante, à la fin de sa vie, dans la collection « Méditerranée vivante » publiée à Pézenas, avec le Journal de Sénac, les souvenirs de Maisonseul ou de Roy (où Alger figure même dans le titre).

En outre, et il faut insister là-dessus, Edmond Charlot a publié quatre titres sur Alger même : dès 1938, un livre de poèmes – plaquette – signés Gabriel Audisio et qui a le titre significatif Amour d'Alger, puis deux références qui mettent en valeur l’œuvre du peintre Charles Brouty. Ainsi, il reproduit d'abord en un portefeuille cinq cartes postales de la Casbah qui pouvaient constituer, en 1943, des cartes souvenirs pour les soldats américains présents à Alger pendant la guerre. En 1954, il publie un livre de 50 dessins du peintre préfacé par Emmanuel Roblès, Un certain Alger. Enfin, il avait publié en 1942 un livre de deux cents pages avec illustrations, Images d'Alger [7]. Dans la préface de ce livre du journaliste algérois Alexandre-Louis Breugnot illustré par Paul Vigil, Max-Pol Fouchet écrivait : « Ce livre par ses textes et ses dessins va révéler aux Algérois leur cité, il va dessiller des regards trop avertis, donner des yeux neufs. » Le livre de Brouty, un des rares peintres à pouvoir pénétrer dans la Casbah, date de 1952.

L'histoire d'Alger – y compris le séjour de Cervantès, dont Edmond Charlot publie une pièce traduite par Emmanuel Roblès en 1950 dans la suite d'extraits d'une autre pièce traduite par Jeanne Sicard dans un des deux numéros de la revue Rivages parue avant guerre [8] – comme la ville contemporaine et, à travers la ville, l'Algérie même hantent donc, en quelque sorte, l'activité éditoriale d'Edmond Charlot. Gabriel Audisio écrivait en 1938 dans la première collection que créa Edmond Charlot, « Méditerranéennes » :

Ulysse aussi, c'est à Alger que je l'ai rencontré pour la première fois [...] La mer Méditerranée toute entière est le royaume d'Ulysse, et […] ses aventures il ne dépend que de nous de les faire revivre, de les revivre où nous voulons. La vérité c'est qu'Ulysse n'est pas mort [9].

Après son départ forcé d'Alger en 1969, pour des raisons de continuité et de constitution de carrière aux Affaires étrangères, Edmond Charlot connut deux nouvelles affectations à Izmir en Turquie et à Tanger au Maroc, deux villes situées aux deux extrémités de la Méditerranée, porte d'entrée vers l'Asie pour l'une, porte de sortie de la Méditerranée pour l'autre et porte vers le grand large. À Izmir, il était dans un pays qui était toujours dans le sillage d'Atatürk de vouloir le faire entrer dans l'Europe. De Tanger, il avait à portée de vue l'Europe et l'Espagne qui a tant marqué la civilisation de l'Algérie. De ces deux villes qui, comme Alger, sont toutes les deux des ports, il ne quittait pas l'histoire de l'Algérie, percevant sur les lieux les mystères de la domination turque à Izmir avant la colonisation française et sur la route du retrait de la civilisation arabo-andalouse à Tanger à quelques kilomètres même de la frontière algérienne.

La conjugaison de ces deux dernières affectations prend un sens particulier qu'elles n'auraient pas eu si Edmond Charlot avait accepté des postes sur la côte nord de la Méditerranée (en Espagne, en Italie, en Grèce) ou même sur certaines autres échelles du Levant, comme Alexandrie ou Beyrouth...

Edmond Charlot ne retourna jamais en Algérie, à Alger, après 1969. Il s'en mit en quelque sorte en retrait, observateur compétent et attentif toujours à l’affût des évolutions du pays, sans aucune nostalgie, sans aucune « nostalgérie ». Il se construisait, pour ainsi dire, comme son Tombeau personnel de l'Algérie, comme pour un hommage posthume à un écrivain, on constitue un tombeau en son honneur. Il avait choisi de se mettre légèrement en retrait, à quelques kilomètres d'une Méditerranée qui sait être parfois tumultueuse, par nature ou par envahissement touristique. Il s'installa à Pézenas, à quelques encablures de la mer. Lui-même y déposa ces fleurs méditerranéennes que sont les derniers livres de ses amis de jeunesse, de ses amis algérois parus dans sa nouvelle collection « Méditerranée vivante ». Ces livres qui nous parlent toujours d'Alger. Sur ce tombeau, les hommages rendus à Edmond Charlot dans le cadre des célébrations nationales viennent y apporter des fleurs plus ou moins sauvages venues de nombreux horizons.

Guy Basset
Communication lors du colloque « Edmond Charlot, libraire,, éditeur engagé, ami des artistes », 19 mars 2015
Texte publié en 2015 dans Le Lien numéro 66


Notes :

  1. Plusieurs œuvres de ces artistes figurent aujourd'hui dans des musées, en France et à l'étranger, et plus particulièrement au musée d'Alger, et beaucoup d’œuvres sont encore dans des collections privées, passant peu souvent en vente publique et encore à l'abri des spéculations du marché international de l'art, spéculations monétaires qui agaçaient Edmond Charlot.
  2. Emmanuel Roblès, 2000, « Mouloud Mammeri », Emmanuel Roblès et ses amis, Guy Dugas (dir.), Montpellier, Université Paul-Valéry, Montpellier III, p. 268.
  3. Voir la lettre de Feraoun à Roblès du 16 janvier 1961 : « J'ai passé la matinée d'hier avec André Maman et Edmond Charlot », Mouloud Feraoun, 1969, Lettres à ses amis, Paris, Éditions du Seuil, p. 179.
  4. À la date du 21 septembre 1961: « Un peu partout sautent des magasins musulmans, des appartements musulmans ou non-musulmans, si l’on peut dire. Les libéraux sont catalogués, fichés, condamnés. », Mouloud Feraoun, 1962, Journal 1955-1962, Paris, Éditions du Seuil, coll. Méditerranée, p. 335.
  5. Voir le rabat des deux livres de Maurice-Robert Bataille chez Rivages à Alger en 1954 et 1956.
  6. Voir mon intervention au colloque Emmanuel Roblès, Limoges, novembre 2014 (à paraître).
  7. L'imprimeur Imbert va de nouveau commercialiser ce livre en 1952 sous son propre nom d'éditeur.
  8. À Alger, la grotte dite de Cervantès est à deux pas de deux hauts
  9. Amour d’Alger, p. 63-64.

Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons
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